1 - n° 1/2024 Décembre 2024 pp. 359-384

L’interdiction faite à un avocat de mentir : retour sur un paradoxe de l’exercice de la profession d’avocat au regard du droit congolais

Résumé

C’est un devoir pour un avocat de connaître la vérité même lorsqu’elle compromettante pour son client. Cependant, en matière pénale spécifiquement, ce dernier est présumé innocent. Il ne revient donc à l’Avocat de le « trahir » en révélant notamment au juge une vérité qui serait gênante. Pareil comportement est d’ailleurs susceptible d’exposer l’Avocat à des poursuites pénales et/ou disciplinaires pour divulgation du secret professionnel. Tout ceci peut paraître paradoxal aux non-initiés puisque l’avocat, quoique connaissant, une vérité gênante ne peut la révéler au détriment de son client.

Abstract

It is a lawyer's duty to know the truth, even when it compromises his client. However, in criminal matters specifically, the client is presumed innocent. It is therefore not up to the lawyer to ‘betray’ the client by revealing an embarrassing truth to the judge. Such behaviour may also expose the lawyer to criminal and/or disciplinary proceedings for disclosure of professional secrecy. All this may seem paradoxical to the uninitiated, since the lawyer, although aware of an embarrassing truth, cannot reveal it to the detriment of his client.

Keywords

Prohibition Lying Legal profession

Comment citer cet article

�. LELO PHUATI, « L’interdiction faite à un avocat de mentir : retour sur un paradoxe de l’exercice de la profession d’avocat au regard du droit congolais », in RDU, vol. 1, n° 1/2024, Décembre 2024, pp. 359-384.
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